L’imbrication des différents modèles économiques créés par Steve Jobs avec son éco-système Mac, Itunes, Iphone, Ipad ou comment l’innovation associée au business permet de prendre de vitesse la concurrence !
Il anticipe les évolutions du marché : Apple diversifie ses sources de revenus en créant de nouveaux marchés, de nouvelles synergies pour et avec chacune de ses parties prenantes en favorisant des interactions positives (Itunes, Ipod, Ipad, Iphone, et maintenant Iad, en plus de l’informatique traditionnelle).
Il offre aux annonceurs ce qui est pour eux le plus important : de l’information presque parfaite… qu’ils doivent payer pour y accéder…
Des éléments comme l’ergonomie associée non seulement aux produits, mais en plus aux environnements et aux interfaces constituent une approche globale utilisant les dernières évolutions technologiques pour se remettre sans cesse en question : elle simplifie l’usage et l’expérience de l’usager au quotidien. Le talent du Boss devient de savoir quoi choisir à quel moment pour rester utile et intéressant pur le consommateur.
Relativement aux autres environnement, la communication d’Apple parle d’une véritable expérience différente.
La démonstration de cette réalité se traduit par l’appropriation de tous ces outils par ses différents types de clients qui en font la meilleure promotion dans une logique d’induction : chaque utilisateur y voit son propre intérêt et va devenir le diffuseur particulier et concret de son usage auprès de son réseau d’amis (y compris dans leus réseaux sociaux)…
Apple se déploie avec une maîtrise de la communication et de l’influence au sein de sa communication : on ne ressent la puissance qui soutend chacune des annonces qu’au travers de rares indicateurs : sa capitalisation boursière et le buzz que produit sur l’opinion le moindre incident, la moindre annonce, comme pour l’Iphone 4, qui, il faut l’avouer est un petit bijou… Heureusement qu’il y a eu ce couac, sinon que seraient devenus ses concurrents ?
Si on y ajoute la vision du dirigeant, son charisme et son grand talent de communiquant, on aboutit à produire pour nombre d’utilisateurs et de clients un sentiment de différentiation au regard des autres produits tout comme un sentiment totalement subjectif d’appartenance.
L’ombre au tableau : qu’un usager sorte du rang et s’indigne de tel manque et la froideur du système remplace le rêve…
Avoir un matériel Apple facilite la vie de l’usager, en accroissant les revenus de la compagnie. Chacun y trouve son compte alors qu’y redire ?
Nous sommes là dans la plus pure pensée du wellfare américain. Oui Apple est d’abord une machine à cash. On rêverait que l’intelligence et le bon sens du boss puisse être mis au service du progrès de l’humanité, mais nous serions dans un autre monde…
en attendant les autres produits m’ennuient et je refuse de perdre du temps à les apprendre…
http://www.ecrans.fr/Pub-Apple-veut-en-croquer,10353.html
“Le roi du payant peut-il devenir un poids lourd de l’économie de la gratuité sur les réseaux ? Ou, pour le dire autrement, après s’être imposé comme le numéro 1 de la musique en ligne et de la vidéo à la demande, Apple sera-t-il demain, à l’instar d’un Google, un des géants de la publicité en ligne ? C’est peu dire que la firme à la pomme joue gros avec le lancement, depuis le 1er juillet et dans l’immédiat limité au seul territoire américain, d’iAd, sa régie publicitaire mobile pour l’iPhone et l’iPad.
Un nouveau métier et un marché potentiellement très juteux pour Apple qui s’est appuyé sur l’expertise de la société Quattro Wireless, rachetée 275 millions de dollars (217 millions d’euros) l’hiver dernier, pour bâtir son offre publicitaire. D’après l’institut de recherche Bernstein Research, le marché encore émergent de la publicité sur les mobiles pourrait peser entre 30 et 90 milliards de dollars à l’horizon 2014, soit 3 à 10% du marché.
Présenté par Steve Jobs le 7 juin, iAd est directement intégré dans le nouveau système d’exploitation iOS4 désormais disponible pour les centaines de milliers de possesseurs d’iPhone et iPad. Cette technologie permet aux éditeurs et développeurs des 225 000 applications disponibles sur l’App Store de confier la commercialisation d’espaces publicitaires à Apple qui, de son côté, se charge de trouver des annonceurs. Comme l’a résumé de manière faussement naïve le patron d’Apple : « On s’occupe de trouver les pubs et de les placer, et vous n’avez qu’à empocher l’argent. »
Car officiellement, Apple ne débarque dans la réclame sur mobile que pour« une seule raison », jure-t-il. Non pas pour concurrencer les géants du Net déjà investis sur ce marché, mais « pour aider les créateurs d’applications gratuites ou pas chères à monétiser les programmes qu’ils développent pour l’App Store ». Au passage, le philanthrope Apple empoche tout de même 40% de commission – les 60% restant vont aux éditeurs d’applications – et parfait un peu plus son modèle économique mobile. Il touchait déjà 30% de com sur la vente des applications payantes. Avec la publicité, il touchera également sur les applications gratuites. Bingo !
Les débuts semblent prometteurs puisqu’une vingtaine de grandes marques (Unilever, Nissan, AT&T, Chanel) se sont déjà engagées pour 60 millions de dollars de pubs. D’après le Wall Street Journal, le ticket d’entrée qu’elles ont dû débourser pour s’acheter une campagne iAd – qui ne comprend pas la confection des spots – détonne au regard des tarifs en usage dans l’encore modeste secteur de la publicité mobile : 1 million de dollars minimum contre« à partir de quelques centimes d’euros » pour adMob, la régie mobile de Google. Et Steve Jobs de claironner que les montants investis à ce jour dans iAd représentent près de la moitié du marché des spots mobiles sur les six premiers mois de 2010.
Avec iAd, les annonceurs se retrouvent dans un environnement technologique clôturé (le wall garden), hyper léché et forcément séduisant. Les pubs, comme celle de la dernière Nissan 100% électrique, sont comme des mini-applications qui permettent à l’utilisateur, via un menu, de naviguer dans l’univers de la marque. Jeu interactif, animations en images de synthèse, séquences vidéo ultra-soignées diffusées en HD, les publicités concoctées par iAd jouent à fond sur le raffinement dont Apple a su faire son image de marque. A des années-lumière de Google et de ses pages truffées de mots-clés.
Mais Apple ne se contente pas, loin de là, de vendre du rêve sur écran tactile aux annonceurs. Avec iAd, la firme de Cupertino leur fourgue surtout une quantité impressionnante d’informations très personnelles collectées sur les 150 millions de personnes qui ont déjà craqué pour l’un de ses terminaux mobiles. De leur adresse à leurs goûts musicaux ou cinématographiques sur iTunes en passant par les applications qu’ils ont téléchargées ou leur géolocalisation, Apple met à disposition une base de données unique dans le nouveau monde numérique afin de « profiler » au mieux leurs messages sur iAd.
Si les créateurs d’applications restent libres de confier ou pas la commercialisation de leurs espaces publicitaires à iAd – et les utilisateurs de désactiver la transmission de leurs données -, ceux qui confieront leur régie à Google, par exemple, ne bénéficieront pas des mêmes avantages. Une forme de discrimination qui n’a pas échappé aux autorités de la concurrence américaines qui s’intéressent de près aux pratiques d’Apple et pourraient lancer prochainement une enquête sur l’ancien nain de l’ordinateur personnel devenu roi du mobile.
Paru dans Libération du 07/07/2010″
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